Le Grand Gibier
Les chasseurs, initiateurs du retour du Grand Gibier
Des années 50 aux années 90, les chasseurs ont organisés et financés les opérations de réintroduction du Grand Gibier. Des lâchers furent effectués dans tous les massifs isérois, aussi bien en plaine qu'en montagne. Au total, 42 Cerfs ont été lâchés entre 1958 et 1991, 452 Chevreuils entre 1969 et 1979, et enfin, 118 Mouflons entre 1967 et 1983.
Des prélèvements encadrés
Le Cerf, Chevreuil, Chamois et Mouflon sont soumis à un Plan de Chasse, c'est-à-dire que leurs quotas de prélèvements sont définis par arrêté préfectoral. Les quotas sont fixés en partenariat avec les agriculteurs, les forestiers, les administrations et les chasseurs. De son côté, le Sanglier fait l'objet d'un Plan local de Gestion défini par Unité de Gestion (UG). Depuis les années 2000, les objectifs de gestion sont de la stabilisation des populations afin de garantir les intérêts agricoles et forestiers.
Les chiffres
Chaque année en Isère, environ 5 000 Sangliers, 6 000 Chevreuils, 2 000 Chamois, 500 Cerfs et 500 Mouflons, sont attribués au plan de chasse. Les chasseurs sont tenus de réaliser au minimum 50% de ces attributions sous peine de devoir supporter l'indemnisation des dégâts. Les effectifs reproducteurs sont estimés à 18 000 Chevreuils, 14 000 Chamois, 3 000 Cerfs et 3 000 Mouflons.
Des déclarations obligatoires
Pour chaque Grand Gibier prélevé, une déclaration doit être effectuée dans les 72 heures. Cette fiche renseigne toutes les données biométriques de l'animal (poids, taille, sexe, âge, etc.). Ce contrôle permet ainsi de mieux connaître les populations de Grand Gibier et leur évolution.
Connaître les espèces
Le plan de chasse a pour objectif de déterminer les prélèvements à réaliser sur le Grand Gibier tout en garantissant son avenir. Pour cela, il faut connaître les effectifs présents et leur tendance d'évolution, grâce notamment à des comptages et différents indicateurs.