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Chasse à l'arc

Mode de chasse : arc 1Certains chasseurs sont en quête de nouvelles sensations.  
Après le fusil, ils optent donc pour l’arc et les flèches.


Pour pouvoir chasser à l’arc, il faut impérativement détenir le Permis de Chasser et passer une formation spécifique. Même les jeunes chasseurs peuvent l’expérimenter.

La Chasse à l’arc est un mode de Chasse, particulièrement silencieux, qui se pratique principalement à l’approche ou à l’affût.

Mode de chasse : arc 2Pour décocher à coup sûr une flèche au Gibier, le chasseur à l’arc doit s’en approcher le plus possible (à environ 15 mètres).

Afin de rester invisible de l’animal, le chasseur à l’arc doit totalement s’immerger dans la nature. Pour cela, il porte une tenue camouflage de la tête aux pieds !


RECIT DE CHASSE !

20 minutes d'exception... par YP

"Ce jour là, je n’avais pas prévu d’aller chasser. C’est une insomnie matinale qui m’a sorti du lit à 4h00, le 12 août 2008. Quitte à ne pas dormir autant enfiler les vêtements de chasse et partir à l’approche du Chevreuil... A ce stade, j’en suis à ma 10ème sortie environ… Aucune ne m’a permis pour l’instant, d’identifier un animal, ni même un secteur où l’approche et le tir seraient envisageables. Je décide donc de changer de zone et de partir sur un secteur que je n’ai pas exploré de l’été.

La nuit est encore noire. Elle me permet de traverser 500 mètres de forêt et de rejoindre une prairie où je pense débuter mes recherches. Avant de sortir du couvert que m’offrent les châtaigniers, je m’équipe. Cagoule et gants viennent compléter mon camouflage.

Mes premiers pas en direction de la prairie et mes premiers coups d’œil dans les jumelles ne sont pas concluants. J’attends quelques instants sans bouger, avant de m’avancer. Une Buse perchée sur un arbre isolé, attire mon attention… Elle s’élance pour se poser à une centaine de mètres sur un des piquets de clôture de la prairie. Je fais quelques pas pour inspecter ce champ d’un peu plus près… Mon deuxième coup de jumelle m’arrête net : à environ 100 mètres un Brocard est bien visible et, apparemment troublé par cette Buse qui vient de se poser à ses côtés...

Je m’accroupis pour réfléchir à la suite de ma chasse qui parait à cet instant, bien  compromise. Ce champ tout en longueur et cerné par les bois, ne me permet pas d’approche discrète. Soit je fais fuir le Brocard, soit je change de secteur de chasse... Je me redresse… Un nouveau regard dans mes jumelles : plus de Brocard ! Je n’ai détecté aucun mouvement, ni aucun animal en fuite… A-t-il réellement disparu ? A-t-il décelé ma présence ? Je fais deux pas et observe à nouveau dans mes jumelles. Mon Brocard s’est couché dans l’herbe, à dix mètres de la lisère du bois et il semble dormir... L’arrivée de la Buse sur ce piquet l’a simplement fait lever la tête ; ce qui l’a rendu visible quelques secondes. S’il dort, l’approche est possible bien que périlleuse… Tous les ingrédients qui font de la chasse à l’arc, une pratique passionnante, sont donc réunis !

Apprêté à la lisière, je parcours rapidement la centaine de mètre qui me sépare de ce magnifique Brocard. A chaque soubresaut de l’animal, je m’arrête. Enfin, je m’approche à environ 8 mètres de lui. Il ne dort plus que d’un œil, lové dans l’herbe et me tourne le dos ! Je pourrais presque le toucher, tellement il est proche. Cette position n’autorise aucun tir et je ne peux plus bouger sous peine de me trouver sous le vent. Je décide donc de m’agenouiller, prêt à tirer et d’attendre que l’animal se lève pour décocher avant qu’il ne bondisse. Le pari est osé car le Chevreuil me verra probablement. Mais advienne que pourra, au pire je le regarderai partir sans le tirer…

J’attends 20 minutes dans cette position tout aussi inconfortable que surprenante. A moins de 10 mètres de l’animal, je perçois sa respiration, ses frémissements et tous ses mouvements qui laissent penser qu’il est bien éveillé. 20 longues minutes… Il fait maintenant grand jour. Mon Brocard se réveille enfin et se met à se lécher tout en surveillant les alentours, sans me voir accroupis derrière lui… À ma vue, je vois son regard s’ouvrir tout entier tentant de comprendre qui je suis. Il se lève, sans bondir. Ma flèche part et je retrouve l’animal à moins de 50 mètres. Aujourd’hui, un sentiment partagé de plaisir et d’amertume me rappelle cette partie de chasse par son caractère exceptionnel et parce qu’il est parfois difficile de partager ces instants avec un animal que l’on s’apprête à tuer…"